Près de 3 500 enfants en rupture familiale vivent dans une grande précarité dans les rues de Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga. Face à cette situation alarmante, un groupe de jeunes militants a remis un mémorandum au gouvernorat provincial ce samedi 7 février, appelant les autorités à agir rapidement pour protéger ces enfants.
Le document recommande la construction de nouveaux centres d’accueil, l’instauration d’un encadrement adapté, ainsi que l’accès facilité aux soins médicaux. Les jeunes plaident également pour l’implication de la police, non seulement pour l’interpellation des enfants en situation de danger, mais aussi pour des actions de prévention et de dissuasion visant à réduire les risques pour les citoyens et les enfants eux-mêmes.
Selon les auteurs du mémorandum, la présence massive de jeunes en rupture familiale serait à l’origine de nombreux actes d’agression, de vols et de menaces dans la ville. Ces recommandations se basent sur une enquête de trois ans réalisée en collaboration avec la Division provinciale du Genre et l’UNICEF, qui a permis d’identifier les 3 500 enfants concernés.
Rappelons que plusieurs centaines de jeunes présumés délinquants ont récemment été transférés au Service national de Kanyama Kasese, dans le Haut-Lomami, afin d’y suivre une formation professionnelle. Cependant, la situation reste préoccupante et nécessite un engagement plus large des autorités et de la société civile pour protéger ces enfants vulnérables.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire