Les responsables des églises de Kolwezi haussent le ton après la décision du gouvernement provincial du Lualaba limitant les horaires des cultes religieux. Réunis autour de l’Union des Pasteurs de Kolwezi, ils dénoncent une mesure qu’ils jugent « discriminatoire » et favorable aux tenanciers des bars et terrasses.
À travers un arrêté ministériel signé le 15 mai dernier, le cabinet de la gouverneure Fifi Masuka a interdit aux confessions religieuses d’organiser des cultes en dehors de la tranche horaire de 9h00 à 15h00, sous peine de sanctions.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les nuisances sonores dans les zones d’habitation, à l’issue des concertations présidées par la gouverneure avec les autorités territoriales afin d’améliorer les conditions de vie de la population.
Mais sur le terrain, la mesure passe mal auprès des communautés religieuses. Ce samedi 23 mai, l’Union des Pasteurs de Kolwezi a officiellement exprimé son désaccord, estimant que les églises sont injustement ciblées par cette réglementation.
« L’initiative de lutter contre les nuisances sonores n’est pas mauvaise, mais nous désapprouvons une décision qui ne respecte pas le principe d’équité vis-à-vis des bars et terrasses », a déclaré Emmanuel Banza, surnommé « Baba de Kolwezi », président de l’Union des Pasteurs de Kolwezi.
La structure annonce par ailleurs la tenue, dès ce lundi 25 mai 2026, d’une réunion regroupant l’ensemble des pasteurs membres afin d’élaborer un mémorandum qui sera adressé à la gouverneure provinciale pour demander la révision de cette mesure.
Selon les responsables religieux, les restrictions actuelles ne tiennent pas compte des réalités des activités ecclésiastiques et interviennent dans un contexte qui ne relève d’aucune urgence sanitaire particulière.
Célestin Placide , depuis LUALABA
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