À la suite de l’arrêté ministériel n°00964/CAB.MIN/MINES/01/2025 du 19 décembre 2025, suspendant les activités minières et la commercialisation des substances minérales issues de l’exploitation artisanale de la filière cupro-cobaltifère en République démocratique du Congo, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) exprime de vives préoccupations quant aux conséquences de cette mesure dans la province du Lualaba.
Par le biais de son Bureau de représentation provinciale du Lualaba, dirigé par le coordonnateur Arthur Kabulo, la CNDH fait état de graves violations des droits humains enregistrées depuis l’entrée en vigueur de cet arrêté. Institution d’appui à la démocratie, indépendante et conseillère de la République, la CNDH souligne que la suspension des activités minières artisanales a provoqué d’importantes répercussions sociales et sécuritaires.
Selon la commission, certains exploitants artisanaux, affectés par cette décision, ont manifesté leur mécontentement, entraînant des perturbations de l’ordre public. Ces tensions ont donné lieu à plusieurs incidents malheureux, parfois accompagnés de pertes en vies humaines, lors des interventions des forces de l’ordre.
La CNDH relève également une montée des discours de haine, susceptible d’exacerber les tensions sociales et de fragiliser la cohésion entre les communautés locales. Elle met en garde contre les risques de conflits si des mesures d’encadrement et de dialogue ne sont pas rapidement mises en place.
Toutefois, l’institution salue les efforts du gouvernement provincial du Lualaba visant à l’allègement de cette mesure conservatoire, une initiative accueillie comme un soulagement par les populations directement touchées par la suspension des activités minières artisanales.
Face à cette situation préoccupante, la CNDH-BRP Lualaba annonce la poursuite de ses enquêtes afin d’établir les responsabilités à tous les niveaux. Elle appelle l’ensemble des acteurs concernés autorités publiques, forces de sécurité, exploitants artisanaux et leaders communautaires à privilégier des décisions responsables, équilibrées et apaisées, dans l’intérêt supérieur de la population et le respect des droits fondamentaux.
MOÏSE KASHALA
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