La communauté des personnes déplacées de guerre installées à Lubumbashi est de nouveau confrontée à une situation dramatique. Une femme présentée comme déplacée en provenance du Nord-Kivu ou du Sud-Kivu est décédée ce vendredi, peu après avoir donné naissance. Son nouveau-né a survécu, mais se retrouve désormais dans une situation de grande vulnérabilité, faute de moyens suffisants pour assurer sa prise en charge.
Selon Paul Byamungu, représentant des déplacés de guerre à Lubumbashi, la communauté ne dispose pas des ressources nécessaires pour organiser les obsèques de la défunte et répondre aux besoins essentiels du nourrisson.
« Nous n’avons pas les moyens nécessaires pour organiser les funérailles et prendre correctement en charge le nouveau-né », fait savoir le représentant, qui appelle à une intervention urgente des autorités et des personnes de bonne volonté.
Ce nouveau drame intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les familles déplacées ayant trouvé refuge à Lubumbashi. Certaines sont arrivées des zones de Goma et Bukavu, dans l’Est de la RDC, fuyant les violences et l’insécurité.
Depuis leur arrivée, ces familles disent éprouver d’importantes difficultés pour accéder aux soins de santé, à l’alimentation, au logement et à l’éducation de leurs enfants.
Le 28 juillet dernier, plusieurs représentants des déplacés avaient organisé un sit-in devant le gouvernorat du Haut-Katanga pour attirer l’attention des autorités provinciales sur leur situation et solliciter une assistance humanitaire.
Avec la disparition de sa mère, le nouveau-né se retrouve aujourd’hui au centre des préoccupations de la communauté. Les déplacés souhaitent notamment obtenir une aide permettant d’assurer ses besoins essentiels et son suivi, mais également de financer les obsèques de sa mère.
Pour Paul Byamungu, cette situation démontre une nouvelle fois la vulnérabilité des personnes déplacées vivant à Lubumbashi et la nécessité d’une réponse urgente de la part des autorités compétentes et des organisations humanitaires.
La communauté lance ainsi un appel à la solidarité afin que le nourrisson puisse bénéficier d’une prise en charge adaptée et que la défunte puisse être enterrée dans la dignité.
Au-delà de ce cas particulier, ce décès remet en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les populations déplacées ayant fui les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo. Pour ces familles, l’arrivée à Lubumbashi ne signifie pas nécessairement la fin des épreuves, alors que plusieurs d’entre elles continuent de vivre dans une précarité importante.
Yoland Malangu
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