Une vive tension foncière secoue la ville de Kolwezi, où les autorités provinciales ont lancé une opération de mise en demeure visant plus de 1.000 constructions jugées irrégulières dans la zone aéroportuaire.
Selon le ministre provincial de l’Intérieur, Philippe Kaumba Mayonde, ces bâtisses représentent un danger « grave et permanent » pour les populations, en raison de leur proximité avec les activités de l’aéroport. Les quartiers de Golf/ISTM ainsi que les environs de Sun Africa figurent parmi les zones les plus concernées.
Face à cette décision, l’inquiétude gagne les habitants. Plusieurs d’entre eux rejettent leur statut d’occupants illégaux, affirmant être détenteurs de documents parcellaires délivrés par des services compétents. Ils redoutent une démolition brutale de leurs habitations.
Le gouvernement provincial a accordé un délai de trois jours aux occupants pour procéder à une évacuation volontaire et à la destruction de leurs installations. Passé ce délai, une opération de démolition forcée sera engagée, sans préavis ni indemnisation.
Cette situation ravive les critiques de l’Initiative pour la protection des droits de l'homme et la réinsertion sociale (IPDHOR), qui dénonce des expropriations qu’elle qualifie d’abusives. L’organisation alerte sur des pratiques susceptibles de violer le droit à la propriété et de fragiliser la cohésion sociale dans la région.
Thérèse Kwo
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