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Kolwezi : Metalkol en ébullition, les travailleurs durcissent le ton face à la direction | Africa Monde

Kolwezi : Metalkol en ébullition, les travailleurs durcissent le ton face à la direction

À quelques kilomètres de Kolwezi, ce mercredi 29 avril 2026, l’ambiance est particulièrement tendue sur le site minier de Metalkol. Casques à la main, visages fermés et détermination visible, des dizaines de travailleurs ont quitté leurs postes pour exprimer un profond ras-le-bol. La mobili...
Les travailleurs de l'entreprise Metalkol
Les travailleurs de l'entreprise Metalkol

À quelques kilomètres de Kolwezi, ce mercredi 29 avril 2026, l’ambiance est particulièrement tendue sur le site minier de Metalkol. Casques à la main, visages fermés et détermination visible, des dizaines de travailleurs ont quitté leurs postes pour exprimer un profond ras-le-bol. La mobilisation, désormais ouverte, traduit une colère longtemps contenue.

« On n’a jamais vécu une telle situation », confie un agent, visiblement épuisé. Selon les travailleurs, le climat social, autrefois stable, s’est fortement détérioré ces derniers mois. Pour Élie Mbumb, représentant syndical, la cause principale reste le manque de dialogue avec la direction. « Avant, il y avait des discussions. Aujourd’hui, nos revendications restent sans réponse », déplore-t-il.

Au centre du conflit figure la convention collective signée entre les parties et censée entrer en application depuis le mois de mars. Si l’accord semblait clair sur le papier, les travailleurs dénoncent aujourd’hui un non-respect des engagements. Plusieurs affirment avoir presté davantage d’heures sans constater d’amélioration sur leurs rémunérations.

Autre point de tension majeur : le calcul du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Les employés accusent la direction d’utiliser un taux de change inférieur à celui de la Banque centrale du Congo, ce qui aurait un impact direct sur leurs salaires et leur pouvoir d’achat. « Ce que nous percevons ne correspond pas à ce qui a été signé », affirme un travailleur.

La situation s’est également aggravée avec la mise en place d’une assurance santé jugée imposée unilatéralement. Les travailleurs dénoncent des plafonds de couverture insuffisants, notamment pour les soins lourds. « Les plus vulnérables paient le prix fort », regrette un agent.

Au-delà des revendications financières, c’est la méthode de gestion qui est vivement critiquée. Les représentants syndicaux accusent la direction des ressources humaines d’éviter les cadres formels de négociation et de contourner les délégués en s’adressant directement à certains employés.

Face à cette impasse, les travailleurs durcissent leur position. Ils conditionnent désormais toute reprise du travail à un changement profond dans la gouvernance de l’entreprise, allant jusqu’à exiger le départ du directeur général et de son équipe.

Sur le site, la tension reste palpable. Entre frustration et détermination, les travailleurs affirment attendre une seule chose : être écoutés et respectés. En attendant une éventuelle intervention des autorités, le bras de fer se poursuit, sans issue immédiate en vue.

Dan Banze Lwaba 

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