Une vive inquiétude entoure l’état de santé du général de brigade Dieudonné Mutupeke, détenu à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Dans un communiqué publié ce lundi 27 avril 2026, un collectif d’organisations de défense des droits de l’homme en République démocratique du Congo appelle à une intervention médicale immédiate, estimant que le pronostic vital de l’officier serait engagé.
Cette mobilisation, coordonnée par Martin Buhendwa Balangizi, intervient dans un contexte marqué par une méfiance croissante au sein de l’opinion publique, notamment après les décès récents de deux hauts gradés des Forces armées, les généraux Sikatenda Shabani et Sango Lumona. Le collectif souligne que les circonstances entourant ces disparitions, ainsi que la conservation prolongée de leurs corps à la morgue, continuent de susciter des interrogations.
Les organisations signataires exhortent les autorités congolaises, en particulier le Chef de l’État et le ministre de la Défense, à garantir un accès rapide et adéquat aux soins de santé pour le général Mutupeke, conformément aux droits fondamentaux des détenus.
Le plaidoyer met également en lumière l’origine géographique des officiers concernés, issus de l’espace Fizi–Baraka–Uvira, dans le Sud-Kivu. Les signataires alertent sur le risque qu’une telle situation soit perçue comme un traitement discriminatoire au sein de la hiérarchie militaire, avec des conséquences possibles sur la cohésion nationale.
Pour rappel, le général Mutupeke a été arrêté le 9 juillet 2025 à Kinshasa par les services de renseignement militaire (DEMIAP). Il est soupçonné de liens avec l’ancien président Joseph Kabila ainsi qu’avec des groupes armés actifs dans l’est du pays, notamment le mouvement M23/AFC (Alliance Fleuve Congo).
Dans ce contexte, les organisations de défense des droits humains insistent sur la nécessité d’une prise en charge médicale urgente, mais aussi d’une transparence accrue dans la gestion des dossiers impliquant des officiers supérieurs, afin d’éviter toute nouvelle crise au sein des forces de sécurité.
Moïse KASHALA
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