La circulation a été fortement perturbée ce lundi 16 mars sur la route By-pass, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par plusieurs syndicats et collectifs de chauffeurs de transport en commun.
Selon des témoins, des conducteurs en colère ont barricadé la route entre Masangambila et l’hôpital Monkole, érigeant des obstacles et brûlant des pneus afin de bloquer la circulation. Cette action a provoqué d’importants embouteillages sur cet axe stratégique reliant plusieurs quartiers de la ville.
À l’origine de cette mobilisation, les chauffeurs dénoncent la multiplication des tracasseries routières et des contrôles qu’ils jugent abusifs, opérés selon eux par certains services de sécurité et agents chargés de la régulation du trafic. Les syndicats du secteur affirment que ces pratiques pèsent lourdement sur leurs activités quotidiennes ainsi que sur le coût du transport urbain.
Face à cette situation, plusieurs organisations de conducteurs ont appelé à une grève générale des transports, perturbant ainsi les déplacements de nombreux habitants de Kinshasa en ce début de semaine.
Jusqu’à la mi-journée, aucune communication officielle des autorités n’avait encore été rendue publique pour annoncer d’éventuelles mesures visant à apaiser les tensions ou à rétablir la circulation sur cette artère majeure de la capitale.
Cette nouvelle mobilisation relance le débat sur la régulation du transport urbain et sur les conditions de travail des chauffeurs, un secteur essentiel pour la mobilité quotidienne des millions d’habitants de Kinshasa.
Jean Konso
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