L’insécurité autour du chantier de la Polyclinique universitaire de l’Université de Kindu préoccupe de plus en plus les habitants du quartier Basoko, bloc RVA. Au total, 237 riverains ont signé un mémorandum déposé lundi 24 août au cabinet du gouverneur du Maniema pour réclamer des mesures urgentes.
Installée sur l’avenue Cité des Jeunes, la vaste concession qui abrite le chantier est, selon les signataires, insuffisamment éclairée et faiblement occupée. Cette situation favoriserait, d’après leurs témoignages, la présence nocturne de personnes considérées comme suspectes.
Les habitants affirment que la circulation dans cette zone devient particulièrement risquée à partir de 19 heures. Des cas de vols portant notamment sur de l’argent, des téléphones portables et d’autres biens de valeur seraient régulièrement signalés aux abords de la concession.
Dans leur mémorandum, les riverains demandent ainsi l’intervention des autorités provinciales et des services de sécurité pour renforcer la surveillance du site et assurer la protection des habitants et des passants pendant les heures nocturnes.
Parmi les principales recommandations formulées figure l’accélération des travaux de la Polyclinique universitaire. Les signataires souhaitent que les responsables de l’Université de Kindu prennent les dispositions nécessaires pour achever le chantier et permettre l’ouverture de l’établissement.
En attendant, ils demandent à l’Université d’affecter des sentinelles à la surveillance permanente de la concession. Ils plaident également pour une présence accrue des forces de sécurité dans cette partie de la ville.
L’installation de lampadaires sur le site fait également partie de leurs propositions. Pour les habitants, un éclairage adéquat permettrait de réduire les zones d’ombre et de contribuer à prévenir les actes de criminalité.
Les signataires souhaitent par ailleurs que les services de l’Urbanisme et de l’Habitat examinent, en collaboration avec les autorités provinciales, la possibilité de réorganiser ou de morceler une partie de la concession, estimant que l’Université ne serait pas actuellement en mesure d’occuper toute l’étendue du terrain.
À travers cette démarche, les 237 riverains appellent donc le gouvernement provincial, l’Université de Kindu et les services de sécurité à agir rapidement afin de restaurer un climat de sécurité autour du chantier.
Emmanuel Ndjadi Pascal
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire