À Kikwit, chef-lieu économique de la province du Kwilu, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics (ITP), John Banza Lunda, a lancé une tournée d’inspection qualifiée de « marathon ». Objectif affiché : évaluer l’état réel des chantiers en cours et apporter des solutions concrètes à une voirie urbaine en détresse.
À peine descendu de son véhicule officiel, le membre du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa s’est retrouvé face à une réalité préoccupante. Routes dégradées, ravins béants creusés par les pluies et quartiers menacés par des têtes d’érosion : le diagnostic est sans appel. À Kikwit, les érosions semblent dicter leur loi, fragilisant habitations, écoles et axes stratégiques.
Parmi les points sensibles de cette visite figure le Stade Kazamba. Les travaux de modernisation de cette infrastructure sportive, attendue comme un levier de dynamisation pour la jeunesse locale, sont à l’arrêt depuis septembre 2023. Sur place, le constat est amer : structures inachevées, équipements inertes et ouvriers absents.
Pour de nombreux habitants, ce stade représente bien plus qu’un simple terrain de sport. Il incarne l’espoir d’activités socio-culturelles structurées, de compétitions locales et d’un regain d’attractivité pour la ville.
Face aux autorités provinciales et aux techniciens, le ministre s’est voulu ferme :
« Il ne s’agit plus de constater, mais d’agir. Le Congo se construit par des résultats concrets. »
Un message qui sonne comme un avertissement à l’endroit des entreprises adjudicataires et des services techniques appelés à accélérer l’exécution des travaux.
Au-delà des discours, la population attend des actes. Car à Kikwit, chaque saison des pluies accentue les dégâts, complique la mobilité et freine les activités économiques. Les commerçants, transporteurs et riverains vivent au rythme des dégradations, souvent contraints d’improviser pour maintenir leurs activités.
La tournée du ministre s’inscrit dans une dynamique de relance des infrastructures urbaines à travers le pays. Pour la deuxième ville du Kwilu, l’enjeu est double : stabiliser les zones menacées par l’érosion et réhabiliter les axes prioritaires afin de fluidifier la circulation et soutenir l’économie locale.
Reste à savoir si cette visite marquera un véritable tournant. À Kikwit, l’espoir renaît, mais il est désormais suspendu à la concrétisation rapide des promesses annoncées sur le terrain.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire