Une vive controverse a éclaté ce mardi 19 mai lors de la plénière de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, concernant l’opportunité d’auditionner les responsables de la société SAFRIMEX dans le cadre du contrôle parlementaire.
Au cours des débats, le député provincial Sosthene Kambidi a estimé que l’organe délibérant devrait plutôt convoquer l’Office des Voiries et Drainage (OVD), considéré comme maître d’ouvrage du projet concerné. Selon lui, SAFRIMEX, en tant qu’entreprise privée, ne relèverait pas directement du champ de compétence de l’Assemblée provinciale en matière de contrôle.
Cette position a été soutenue par le député Papy Noël Kanku, qui a également insisté sur les limites juridiques encadrant le contrôle parlementaire vis-à-vis des structures privées.
En revanche, une autre tendance s’est dégagée dans l’hémicycle. Le député Joseph Nkashama a défendu l’idée selon laquelle toute structure impliquée dans une affaire d’intérêt public peut être entendue par l’Assemblée, sans distinction entre public et privé. Cette lecture a été appuyée par les députés Anaclet Muyaya et Daniel Lukusa, ce dernier invoquant l’article 205 du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale pour justifier l’audition des responsables de SAFRIMEX.
Face à ces divergences d’interprétation, les élus provinciaux ont finalement opté pour la mise en place d’une commission spéciale. Celle-ci aura pour mission d’analyser les aspects juridiques et institutionnels du dossier afin d’éclairer la plénière avant toute décision définitive.
Doly Muntu, depuis Kananga.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire