La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) tire la sonnette d’alarme face à la persistance des violences éducatives dans la province du Kasaï-Central, touchant aussi bien les milieux scolaires que familiaux. L’institution plaide pour une transformation urgente des pratiques éducatives vers une approche plus respectueuse des droits et de la dignité de l’enfant.
Selon la CNDH, les châtiments corporels, les humiliations publiques ainsi que diverses formes de violences psychologiques continuent d’être utilisées comme méthodes disciplinaires dans plusieurs établissements scolaires et foyers. Ces pratiques, bien qu’encore répandues, sont jugées incompatibles avec les normes internationales de protection de l’enfant et les engagements pris par la République démocratique du Congo en matière de droits humains.
Dans son message d’alerte, la CNDH souligne que ces violences ont des conséquences graves sur le développement psychologique, émotionnel et scolaire des enfants. Elles contribuent notamment à la baisse des performances scolaires, à la perte de confiance en soi et, dans certains cas, à l’abandon précoce de l’école.
Face à cette situation préoccupante, l’institution appelle à l’adoption d’une éducation bienveillante, fondée sur le dialogue, l’écoute et la compréhension mutuelle. Elle encourage les parents, les enseignants ainsi que les encadreurs scolaires à privilégier des méthodes disciplinaires positives, sans recours à la violence.
La CNDH insiste également sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation à l’échelle communautaire afin de faire évoluer les mentalités et promouvoir une culture de respect des droits de l’enfant. Elle estime que seul un changement profond des comportements permettra de garantir un environnement éducatif sain et protecteur.
Enfin, la Commission réaffirme son engagement à accompagner les initiatives visant la promotion et la protection des droits fondamentaux des enfants sur l’ensemble du territoire national, tout en appelant les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et d’application des lois existantes.
Moïse KASHALA
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