Le sit-in organisé ce jeudi par les agents et professionnels de santé à Tshikapa n’a pas pu se dérouler comme prévu. La manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre. Selon Calvin Muinaminayi, membre de l’intersyndicale, la police aurait fait usage de balles réelles lors de son intervention.
Malgré cette dispersion, les professionnels de santé ont réussi à se rendre au siège de la Division provinciale de la Santé (DPS), où ils ont lu leur mémorandum. Le document a été présenté par Jean Mekanda, président de l’intersyndicale.
Dans leur mémorandum, les agents dénoncent plusieurs mois d’impayés. Ils évoquent notamment cinq mois d’arriérés de salaire, ainsi que le non-paiement de la prime ordinaire depuis mars. Ils réclament également le règlement de six mois de paie complémentaire du deuxième trimestre 2026, la régularisation des arriérés de juin et décembre 2025 et la prise en compte des agents non matriculés et non rémunérés.
Les manifestants demandent aussi la relocalisation de la paie de 826 agents orientés vers la Sofibank, une situation qu’ils souhaitent voir rapidement réglée.
Face à ces revendications, l’intersyndicale appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir pour trouver une solution. Elle exige également l’ouverture d’une enquête administrative et financière afin de déterminer les responsabilités dans la gestion de ces dossiers.
Les professionnels de santé donnent désormais un délai de trois jours aux autorités pour apporter des réponses concrètes à leurs revendications. Passé ce délai, ils menacent de déclencher une grève sèche dans l’ensemble des structures sanitaires du Kasaï.
Malgré la tension, les agents disent rester favorables au dialogue et appellent les autorités à privilégier une solution négociée.
Lucien POCKY
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