La société Toha Investissement fait face à de nombreuses difficultés dans l’exécution de son projet routier au Kasaï. Contrairement aux rumeurs qui circulent, l’entreprise n’a pas signé de contrat avec le gouvernement provincial, mais plutôt avec le pouvoir central de la République démocratique du Congo. Il s’agit d’une convention de collaboration d’une durée de 25 ans portant sur la construction des routes.
Cependant, la société dit ne pas être suffisamment rassurée quant aux modalités de récupération des fonds déjà investis dans le projet.
Ces précisions ont été apportées lors d’un échange d’idées partenarial organisé par la coordination provinciale de la Génération Fatshi Kasaï, chapeautée par Monsieur Emmanuel Kabeya Mpuka. Plusieurs couches sociales ont pris part aux débats et aux échanges.
La rencontre s’est tenue dans la grande salle de réunions de l’ONG Marie, située sur l’avenue de la Carrière numéro 4, au quartier Sami 2 (référence SAFRICAS), dans la ville de Tshikapa. L’objectif principal était d’éclairer la notabilité locale sur les enjeux liés au projet de construction de la route Tshikapa–Kandjaji, financé par le gouvernement central.
Selon les organisateurs, cette initiative vise à accompagner les actions du Président de la République et à favoriser une meilleure compréhension des projets de développement en cours.
Face aux controverses entourant l’exécution des travaux, la Génération Fatshi a jugé nécessaire de créer un cadre d’échange afin de dissiper les malentendus.
Par ailleurs, la société Toha Investissement affirme n’avoir jamais été chassée de Kalamba-Mbuji. Elle précise toutefois que certaines clauses du contrat signé avec le gouvernement central n’ont pas été respectées. Notamment, le contrat initial ne prévoyait pas l’asphaltage de la route, ce qui suscite le mécontentement d’une partie de la population.
Monsieur Robert, responsable de la société, déplore également des injures publiques et des menaces proférées à l’encontre de son entreprise par certains députés provinciaux et nationaux. Il rapporte qu’un agent de la société aurait été violemment agressé par des éléments du convoi d’un député national en vacances parlementaires. La victime est actuellement internée dans une structure sanitaire locale où elle reçoit des soins.
Grégoire Nzaji Ngadi
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