Le projet de construction de la route Tshikapa–Kandjaji, dans la province du Kasaï, est au cœur d’une vive controverse. L’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) est pointée du doigt par la société Toha Investissement, qui l’accuse d’être à l’origine du blocage dans l’exécution des travaux.
Selon Robert Tuala-Tuala, directeur chargé des ressources humaines de Toha Investissement, la gestion du projet par l’ACGT serait chaotique. Il réagissait après une réunion quadripartite tenue vendredi à Kinshasa, au cours de laquelle le caucus des députés nationaux et provinciaux du Kasaï a été informé de la situation préoccupante du projet.
« Si l’ACGT parle d’un projet chaotique, c’est parce qu’elle en est elle-même responsable. En tant que maître d’ouvrage, c’est sa gestion qui pose problème », a déclaré M. Tuala-Tuala.
L’entreprise dénonce notamment le refus de l’ACGT de signer ses décomptes, un outil essentiel pour sécuriser ses investissements. « À ce jour, nos décomptes cumulés sur plus de 20 mois ne sont toujours pas approuvés », a-t-il précisé, alertant sur les risques que cette situation fait peser sur la poursuite des travaux.
Malgré ces difficultés, Toha Investissement indique disposer encore de 21 mois de validité contractuelle pour achever le chantier. L’entreprise appelle toutefois à une régularisation urgente de la situation afin de permettre le paiement des investissements engagés et la reprise normale des activités.
Face à cette crise, les élus du Kasaï exhortent les différentes parties à trouver rapidement un terrain d’entente, afin d’éviter un retard supplémentaire dans la réalisation de cette infrastructure routière jugée essentielle pour la région.
Grégoire Nzaji Ngadi, depuis Tshikapa
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