La tension monte au sein du personnel de santé dans la province du Kasaï. L’Intersyndicale de la Santé dénonce plusieurs mois d’arriérés de salaires et de primes complémentaires, une situation qui, selon elle, devient de plus en plus difficile à supporter pour les agents et cadres du secteur.
Réunie en urgence ce samedi 22 août à Tshikapa, l’Intersyndicale, par la voix de son président Jean Mekanda, a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« injustice grave » à l’égard du personnel de santé.
Selon son président, certains agents accusent jusqu’à cinq mois d’impayés, tandis que d’autres cumulent quatre mois d’arriérés, auxquels s’ajoutent neuf mois de primes complémentaires non payées.
« Nous sommes incapables de préparer la rentrée scolaire de nos enfants et de nourrir correctement nos familles », déplore Jean Mekanda.
Face à cette situation, l’Intersyndicale annonce un plan d’actions dès la semaine prochaine. Celui-ci pourrait notamment comprendre des veillées et des sit-in devant les bureaux de l’Ordonnateur délégué ainsi qu’au gouvernorat du Kasaï.
En l’absence de réponse favorable, l’organisation menace d’envisager le déclenchement d’un mouvement de grève dans l’ensemble de la province, qui compte 18 zones de santé.
L’Intersyndicale dit par ailleurs regretter les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les professionnels de santé, qui continuent, malgré les difficultés financières, à prendre en charge les patients et à sauver des vies.
Pour l’heure, les regards sont tournés vers le Gouvernement provincial du Kasaï et le ministère de la Santé, appelés à apporter une réponse à cette situation.
Lucien POCKY
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