La récente nomination des chefs de quartiers de la ville de Kananga par le gouverneur Moïse Kambulu Nkonko continue de susciter des réactions au sein de la classe politique locale. L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) exprime des préoccupations face à ce qu’elle considère comme une dynamique de marginalisation progressive dans la province du Kasaï Central.
Selon Willy Wishiya, également élu de la ville de Kananga, le remaniement du cabinet du gouverneur ainsi que les récentes nominations s’inscrivent dans une logique de remplacement des cadres issus de l’UDPS au profit du CODEP. Une situation qui, d’après lui, tend à réduire la présence du parti présidentiel dans les sphères décisionnelles provinciales.
Au-delà de ces nominations, l’élu provincial attire l’attention sur une orientation politique plus large du gouverneur. Il rappelle que ce dernier s’était présenté comme candidat indépendant avant son accession au pouvoir, mais observe aujourd’hui une volonté apparente de renforcer l’implantation du CODEP à travers la province, au détriment de l’UDPS.
Dans cette perspective, certaines pratiques sont également pointées du doigt. Il est notamment évoqué que, lors d’activités organisées au siège du CODEP, des militants de l’UDPS seraient mobilisés. Par ailleurs, des témoignages font état de pressions exercées sur certains cadres ou postulants à des fonctions, qui seraient incités à adhérer au CODEP comme condition implicite d’accès à des responsabilités.
Pour Willy Wishiya, ces éléments traduisent une recomposition politique en cours dans le Kasaï Central, susceptible de modifier les équilibres au sein de la majorité provinciale. Il appelle ainsi à une gestion inclusive et équitable des forces politiques membres de l’Union sacrée, afin de préserver la cohésion et la confiance entre partenaires.
Moïse KASHALA
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