Le marché de Nkashama, situé dans la ville de Kananga, au Kasaï-Central, fait face à une situation préoccupante d’insalubrité. Entre caniveaux bouchés, eaux usées stagnantes et denrées alimentaires exposées à la boue, les conditions d’hygiène sur ce lieu de commerce suscitent l’indignation des vendeuses et des consommateurs.
Sur place, les eaux stagnantes envahissent plusieurs allées et les abords des étals. Des produits alimentaires, notamment les tomates, les légumes et les poissons, sont parfois déposés directement sur le sol, à proximité des eaux usées. Ces conditions favorisent la prolifération des mouches et soulèvent des inquiétudes quant aux risques de contamination des aliments.
Face à cette réalité, les commerçantes dénoncent le manque d’entretien des installations du marché. Elles s'indignent particulièrement du contraste entre les taxes qu'elles affirment payer quotidiennement et l'absence d'amélioration visible de leur environnement de travail.
« On nous fait payer chaque jour, mais quand il pleut, on patauge. Personne ne vient curer les caniveaux, personne ne contrôle la qualité de ce qu’on vend, personne ne nous protège », déplore une vendeuse.
Les consommateurs sont également concernés par cette situation. En fréquentant quotidiennement ce marché pour leurs achats, ils se retrouvent confrontés à des conditions de commercialisation qui ne garantissent pas toujours une hygiène satisfaisante des produits alimentaires. Une situation susceptible d'accroître les risques de maladies liées à la consommation d'aliments contaminés.
Devant cette dégradation des conditions sanitaires, les vendeuses et les usagers appellent les autorités urbaines à intervenir dans les meilleurs délais. Ils réclament notamment le curage des caniveaux, l'évacuation des eaux stagnantes, l'assainissement régulier du marché ainsi que le renforcement des contrôles sanitaires.
Au-delà du problème d'hygiène, la situation du marché de Nkashama remet sur la table la question de la gestion des infrastructures marchandes et de la contrepartie des taxes perçues auprès des commerçantes. Pour ces dernières, le paiement des obligations fiscales devrait également s'accompagner d'un minimum de services publics, notamment l'entretien des installations et la protection de la santé des consommateurs.
À Nkashama, l'urgence est désormais à une intervention concrète des autorités compétentes pour restaurer des conditions d'hygiène dignes et sécuriser cet important espace d'approvisionnement de la population de Kananga.
Moïse KASHALA
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