À ce jour, le bilan du ministre Marc Ekila fait débat au sein de l’opinion publique congolaise. Alors que son cabinet bénéficie de moyens publics considérables, estimés à plus de 100 000 dollars par mois, aucun centre de formation professionnelle pleinement opérationnel sur l’ensemble du territoire national ne peut lui être attribué. Cette situation soulève de sérieuses interrogations sur l’efficacité de sa gestion et sur l’utilisation concrète des ressources publiques.
Dans un pays où près de 70 % de la population a moins de 30 ans, la question de l’employabilité et de la qualification de la jeunesse est cruciale. L’absence de réalisations tangibles crée un fossé entre les attentes des jeunes Congolais et l’action ministérielle. Les citoyens, de plus en plus exigeants, réclament une politique publique fondée sur des projets visibles, des indicateurs clairs et des résultats mesurables.
Au-delà de la critique, il s’agit d’une question de responsabilité et de redevabilité : la gestion publique ne peut se limiter à des annonces ou à des discours. Elle doit se traduire par un impact réel sur la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’éducation, de formation professionnelle et d’accès à l’emploi.
Il devient donc urgent d’exiger de tous les responsables gouvernementaux une culture de résultats et de transparence, afin de garantir que les fonds publics servent réellement les intérêts de la population.
Doly Muntu, depuis Kananga
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire