Le transport urbain est fortement perturbé ce lundi 27 avril 2026 à Kalemie, où près de 98 % des Bajaj ont cessé de circuler, paralysant une grande partie des déplacements en ville.
À l’origine de cette situation, un communiqué adressé aux conducteurs annonçant la suspension des activités du 27 au 29 avril. Les conducteurs de tricycles motorisés revendiquent notamment la construction d’un parking adapté par la mairie ainsi que la révision des tarifs de transport, qu’ils jugent inadaptés aux réalités économiques actuelles.
Parmi les propositions avancées figurent de nouveaux tarifs : 1000 francs congolais pour le tronçon Kisebwe–Lubuye, 1500 francs pour Kisebwe–Stade JKK, et 1000 francs pour les axes Kisebwe–4 Coins et Kisebwe–Province.
Sur le terrain, les répercussions sont immédiates. De nombreux habitants sont contraints de parcourir de longues distances à pied, tandis que d’autres se rabattent sur les motos-taxis, souvent plus onéreuses. Cette situation complique particulièrement les déplacements professionnels et scolaires.
Au sein de la population, les réactions restent partagées. Si certains comprennent les revendications des conducteurs, d’autres dénoncent une prise en otage des usagers déjà confrontés à des difficultés quotidiennes.
Cette paralysie met en lumière les défis structurels du transport urbain à Kalemie et souligne l’urgence d’un dialogue entre les autorités locales et les acteurs du secteur afin de trouver des solutions durables.
Moïse KASHALA
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