Les États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé, vendredi 24 juillet, de destituer le procureur britannique Karim Khan, âgé de 56 ans, à la suite d'allégations de harcèlement sexuel qu'il a toujours fermement contestées.
Réunis en session extraordinaire au siège des Nations unies à New York, les 125 États membres de la CPI ont procédé à un vote à bulletin secret. Selon des sources diplomatiques, 82 États se sont prononcés en faveur de sa destitution, dépassant ainsi la majorité absolue requise.
En fonction depuis 2021 pour un mandat de neuf ans, Karim Khan avait quitté temporairement ses fonctions en mai 2025, dans l'attente des conclusions d'une enquête ouverte sur les accusations portées contre lui. En juin 2026, il avait été suspendu par le Bureau de l'Assemblée des États parties, qui avait alors précisé que cette décision ne préjugeait pas de l'issue définitive de la procédure.
L'affaire a pris une nouvelle dimension après que son accusatrice, une avocate malaisienne prénommée Sarah, s'est exprimée publiquement pour la première fois sur CNN. Elle a affirmé avoir subi une « escalade des tentatives » de la part de Karim Khan, soulignant qu'« il est impossible qu'il y ait consentement lorsqu'il existe un tel déséquilibre de pouvoir », en raison de la position hiérarchique du procureur.
Avec cette décision, Karim Khan devient le deuxième procureur de l'histoire de la Cour pénale internationale à être écarté de ses fonctions avant l'expiration de son mandat. Cette destitution marque un tournant majeur pour l'institution judiciaire internationale, qui devra désormais engager le processus de désignation d'un nouveau procureur.
Rédaction
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