Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre (VBG), ainsi que les offices des parquets de la ville de Kinshasa ont reçu, ce jeudi 30 juillet, un important lot d'équipements informatiques et de fournitures de bureau destiné à renforcer leurs capacités opérationnelles.
La cérémonie de remise s'est déroulée au siège de la Cour constitutionnelle, en présence du président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta, de la chargée d'affaires de l'ambassade du Canada, du représentant résident du PNUD en République démocratique du Congo, des membres du bureau du CSM ainsi que de la ministre du Genre, Famille et Enfant.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme Justice, Autonomisation et Dignité des femmes et des filles (JAD), qui vise à améliorer l'accès à la justice pour les femmes et les filles victimes de violences, tout en renforçant les capacités des institutions judiciaires chargées de leur protection.
Dans son allocution, Dieudonné Kamuleta a salué le partenariat entre le gouvernement canadien et le PNUD, qu'il considère comme un appui majeur à la modernisation du système judiciaire congolais.
« La justice constitue le fondement de l'État de droit. Elle garantit la protection des libertés fondamentales, assure la sécurité des citoyens et contribue à la stabilité politique, économique et sociale de la Nation. Cependant, aucune justice ne peut remplir pleinement sa mission sans disposer des moyens matériels, techniques et organisationnels nécessaires à son fonctionnement », a-t-il déclaré.
Selon le président du CSM, ces équipements permettront d'améliorer les conditions de travail des magistrats et du personnel judiciaire, de renforcer l'organisation des juridictions et d'accroître l'efficacité dans le traitement des dossiers, notamment ceux liés aux violences sexuelles et basées sur le genre.
Il a également souligné que cette dotation marque une nouvelle étape dans la modernisation de l'administration judiciaire congolaise et dans la lutte contre l'impunité des auteurs de violences faites aux femmes et aux filles.
Dieudonné Kamuleta a rappelé que depuis son accession à la tête du Conseil supérieur de la magistrature en 2022, plusieurs réformes ont été engagées afin de bâtir une magistrature indépendante, responsable, performante et capable de garantir une justice de qualité à tous les citoyens.
Évoquant les réformes engagées dans la lutte contre les violences basées sur le genre, il a réaffirmé l'engagement du CSM à accompagner le fonctionnement des cellules spéciales de répression et des guichets juridiques et judiciaires créés dans le cadre du décret du 28 février 2023 portant création du cadre intégré de services multisectoriels.
Le président du CSM a enfin plaidé pour un renforcement du partenariat entre le gouvernement congolais, le Canada et le PNUD afin d'étendre cette coopération à d'autres priorités, notamment la transformation numérique de la justice, la formation continue des magistrats, le renforcement de l'éthique judiciaire, la modernisation des infrastructures et l'amélioration de l'accès des citoyens à une justice efficace et impartiale.
Il a réaffirmé la détermination du Conseil supérieur de la magistrature à poursuivre les réformes destinées à faire de la justice congolaise une institution indépendante, moderne, crédible et digne de la confiance des citoyens, conformément à la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Rédaction
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