L’enquête sur l’assassinat d’un journaliste de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), survenu dans la province de l’Ituri, connaît une avancée majeure. Plusieurs suspects, parmi lesquels figurent des éléments des forces de sécurité, ont été interpellés par les services compétents.
Selon des informations recueillies par notre rédaction, les personnes arrêtées ont été officiellement présentées mardi au gouverneur de la province de l’Ituri, à l’issue d’une cérémonie organisée à Bunia. Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC), le général Séguin Ngoy Sengelwa, a confirmé ces arrestations et donné des précisions sur l’évolution du dossier.
D’après le chef de la police provinciale, les premières investigations avaient conduit à l’arrestation de quatre suspects. L’approfondissement des enquêtes a ensuite permis d’identifier un réseau plus large, portant à une dizaine le nombre de personnes présumées impliquées dans cet assassinat.
« Il y a quelques semaines, la ville de Bunia a été profondément secouée par la mort tragique d’un journaliste. Face à l’indignation exprimée par la corporation des journalistes, la police a mené des investigations rigoureuses. Celles-ci ont permis d’interpeller d’abord quatre suspects, avant de remonter jusqu’à une dizaine de personnes impliquées », a déclaré le commissaire provincial de la PNC.
L’assassinat du journaliste avait provoqué une vive émotion au sein de l’opinion publique, notamment dans les milieux médiatiques et au sein des organisations de la société civile. Plusieurs associations de journalistes avaient exigé que justice soit rendue et appelé les autorités à renforcer les mécanismes de protection des professionnels des médias.
Les autorités provinciales assurent que l’enquête se poursuit afin d’établir avec précision les circonstances exactes du crime, d’identifier les auteurs matériels et intellectuels, et de situer les responsabilités conformément à la loi.
La province de l’Ituri reste confrontée à une situation sécuritaire fragile, marquée par la présence de groupes armés et des violences récurrentes. Dans ce contexte, les journalistes exercent souvent leur métier dans des conditions à haut risque, exposés à des menaces et des pressions dans l’exercice de leur mission d’information.
Cet assassinat relance ainsi le débat sur la sécurité des journalistes en République démocratique du Congo, particulièrement dans les zones affectées par l’insécurité, et sur la nécessité pour l’État de garantir la liberté de la presse et la protection effective des professionnels des médias.
Par Thérèse Nkwo
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