Un défenseur des droits humains alerte sur une présence accrue des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la chefferie des Babila Bakwanza, située dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Selon plusieurs témoignages concordants, ces combattants auraient récemment installé un important bastion dans la localité de Bapabobo.
D’après Zéphanie Kataliko, qui s’appuie sur des récits de civils rescapés, Bapabobo servirait désormais de base principale aux ADF dans cette zone. En parallèle, plusieurs positions secondaires auraient été identifiées dans les localités d’Elake, Letacrédit et Mekanya, renforçant ainsi leur dispositif.
Certaines de ces positions rebelles seraient situées à proximité immédiate des habitations civiles, accentuant les risques pour les populations. À Elake, par exemple, une base aurait été installée dans un champ appartenant à un habitant, à seulement 500 mètres du village, pourtant densément peuplé.
Les éléments déployés dans ces positions périphériques auraient pour mission de collecter des vivres dans les champs des populations locales afin de ravitailler le bastion principal de Bapabobo, où seraient également pris en charge des combattants blessés.
Par ailleurs, les ADF mèneraient des campagnes de sensibilisation auprès des habitants, accompagnées de mesures coercitives. Lors de réunions organisées notamment le 10 avril 2026 à Mekanya, ainsi que dans d’autres localités comme Letacrédit et Mikingi, les rebelles auraient imposé de nouvelles taxes aux agriculteurs.
Selon les informations rapportées, les cultivateurs seraient contraints de payer 30 000 francs congolais par mois, ainsi que 50 dollars américains par hectare chaque année. Ceux qui refuseraient ou seraient incapables de s’acquitter de ces montants risqueraient de perdre l’accès à leurs champs dès la fin du mois d’avril.
Les rebelles justifieraient ces prélèvements par un manque de moyens financiers et des difficultés d’approvisionnement alimentaire.
Face à cette situation préoccupante, les défenseurs des droits humains appellent les autorités congolaises et les forces de sécurité à intervenir en urgence afin de neutraliser ces groupes armés et de garantir la protection des populations civiles.
Elvine Malimbo
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