Dans la nuit du 1er avril 2026, le village de Bafwakoa, en territoire de Mambasa (Ituri), a été le théâtre d’une attaque d’une rare brutalité attribuée aux ADF. Plus de 70 civils ont été tués, des habitations incendiées et des familles entières décimées, dans un silence qui interroge autant qu’il indigne.
Une nouvelle tragédie ensanglante la province de l’Ituri. Le village de Bafwakoa, situé le long de la route nationale numéro 4 (RN4), a été attaqué dans la nuit du 1er avril par des éléments présumés des ADF, groupe armé d’origine ougandaise actif dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources locales concordantes, le bilan provisoire fait état de plus de 70 civils tués, plusieurs blessés et des dizaines de maisons réduites en cendres. Les assaillants auraient surpris les habitants pendant leur sommeil, semant la panique et la mort dans un déchaînement de violence aveugle. Des corps ont été retrouvés éparpillés le long de la RN4, axe stratégique reliant plusieurs zones de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Ce massacre s’inscrit dans une série d’attaques récurrentes visant des populations civiles, souvent accusées de collaborer avec les forces gouvernementales ou simplement prises pour cibles dans une logique de terreur. Malgré les opérations militaires conjointes menées par les FARDC et leurs alliés, les ADF continuent de démontrer une capacité de nuisance inquiétante dans cette région.
Au-delà du bilan humain, c’est tout un village qui a été anéanti : habitations, moyens de subsistance et repères sociaux ont disparu dans les flammes. Des survivants, profondément traumatisés, ont fui vers des zones supposées plus sécurisées, aggravant encore la crise humanitaire dans la région.
Face à cette énième atrocité, des voix s’élèvent pour dénoncer le silence de la communauté internationale et appeler à une réponse plus ferme. Les acteurs de la société civile exigent notamment le renforcement de la protection des civils et une intensification des opérations militaires contre les groupes armés.
Le drame de Bafwakoa rappelle avec force l’urgence d’une solution durable à l’insécurité chronique qui ronge l’est de la RDC. Car derrière les chiffres, ce sont des vies, des familles et une mémoire collective qui continuent de se briser dans l’indifférence.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire