La recrudescence des attaques armées dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, a plongé de nombreuses familles dans le désarroi. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), au moins 25 civils ont été tués au cours du mois de janvier 2026 lors de plusieurs incursions violentes attribuées à des groupes armés actifs dans la zone.
Face à cette insécurité persistante, des milliers d’habitants ont été contraints d’abandonner leurs villages pour chercher refuge dans et autour de Bunia, chef-lieu de la province. Les chiffres humanitaires font état de plus de 7 400 personnes déplacées internes vivant désormais dans des sites de fortune, souvent dépourvus d’infrastructures de base.
Dans ces sites précaires, les déplacés s’entassent dans des abris improvisés faits de bâches et de matériaux de récupération. Les infrastructures sanitaires sont largement insuffisantes, exposant les populations à des risques accrus de maladies hydriques et d’épidémies.
Les organisations humanitaires alertent également sur la vulnérabilité des femmes et des jeunes filles, confrontées à des risques élevés de violences basées sur le genre. Le manque d’éclairage, l’insécurité nocturne et la promiscuité aggravent ces menaces, tandis que l’accès aux services de prise en charge psychosociale et médicale reste limité.
Les acteurs humanitaires appellent à un renforcement urgent de l’assistance en vivres, en eau potable, en soins de santé et en protection. Ils exhortent également les autorités à intensifier les efforts sécuritaires dans le territoire d’Irumu afin de permettre un retour volontaire et sécurisé des populations déplacées.
Cette nouvelle flambée de violences rappelle la fragilité persistante de la situation sécuritaire en Ituri, où les civils continuent de payer le plus lourd tribut des conflits armés.
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