Dans un contexte marqué par la montée de l’insécurité dans plusieurs communes de la capitale congolaise, Kinshasa, les débats se multiplient autour des causes profondes de ce phénomène.
Pour Jean-Marie Lukulasi, l’un des éléments centraux expliquant la persistance des actes de violence urbaine serait la consommation de drogues et de substances psychoactives au sein de certains groupes de jeunes, notamment ceux vivant dans la rue.
Selon lui, une partie de la jeunesse en situation de vulnérabilité serait exposée à des produits illicites ou non contrôlés, entraînant des comportements agressifs et imprévisibles. Cette situation, affirme-t-il, contribue directement à la dégradation du climat sécuritaire dans la capitale.
Jean-Marie Lukulasi évoque notamment les enfants et adolescents communément appelés « sheguey », souvent livrés à eux-mêmes dans un environnement urbain difficile. Ces derniers seraient, selon ses déclarations, les plus exposés aux risques liés à la consommation de substances dangereuses.
Il estime que certains actes de violence observés dans la ville seraient commis sous l’effet de ces substances, ce qui complique davantage le travail des forces de sécurité et des structures sociales.
Face à cette situation, Lukulasi plaide pour une approche combinée entre sécurité publique et prise en charge sanitaire. Il propose notamment : le renforcement des programmes de désintoxication et de réinsertion sociale des jeunes concernés ; l’interdiction et le contrôle strict de la vente de substances non réglementées ; la mise en place de structures d’encadrement pour les enfants de la rue ; une politique de prévention axée sur l’éducation et la sensibilisation.
Cette sortie relance le débat sur les causes structurelles de l’insécurité à Kinshasa, où les autorités font face à une croissance urbaine rapide, à la précarité sociale et à la difficulté d’encadrement de la jeunesse.
Pour de nombreux observateurs, la lutte contre la criminalité urbaine ne peut être efficace sans une politique sociale forte, intégrant à la fois la prévention, l’accompagnement des jeunes en difficulté et le renforcement du dispositif sécuritaire.
Dans ce contexte, la question posée par Lukulasi reste centrale : comment restaurer durablement la sécurité à Kinshasa sans s’attaquer aux causes sociales profondes du phénomène ?
Moïse KASHALA
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