Grâce Ngolo, président du mouvement ARP, a lancé une vive alerte sur la dégradation de la sécurité dans la ville de Kinshasa, marquée par la recrudescence des actes de banditisme attribués aux groupes appelés kuluna.
Dans une déclaration rendue publique, il affirme que ces gangs ne se limitent plus aux agressions dans les rues, mais s’attaquent désormais aux habitations des citoyens.
Selon lui, plusieurs communes de la capitale sont confrontées à une multiplication d’actes criminels, notamment des cambriolages, des viols et des meurtres, plongeant la population dans une inquiétude grandissante.
« Les phénomènes kuluna, dans la rue, commencent à empirer. Ils commencent à s’en prendre aux maisons des gens. Chaque jour, dans différentes communes, il y a des maisons visitées, des viols et des meurtres », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, Grâce Ngolo appelle le gouvernement à agir rapidement pour éviter une détérioration plus grave de la situation sécuritaire.
Il prévient que l’inaction des autorités pourrait conduire à des affrontements entre bandits et forces de l’ordre, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour la capitale congolaise.
« Si le gouvernement ne fait rien dans un temps très court, les bandits vont s’affronter avec les autorités. Après, Kinshasa deviendra comme Haïti », a-t-il averti.
Le président du mouvement ARP estime par ailleurs que la précarité sociale et le manque d’opportunités pour les jeunes constituent l’une des causes principales de la montée de la criminalité.
Dans un ton critique à l’égard des dirigeants, il s’interroge enfin sur l’efficacité de l’action gouvernementale face à cette crise sécuritaire.
« Tout cela, c’est la galère qui rend les jeunes criminels. Je ne sais pas pourquoi on vous appelle Excellences, chers ministres », a-t-il conclu.
Moïse KASHALA
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