L’insécurité continue de peser lourdement sur les habitants et les usagers de la route Ngangazo–Beverendi, située dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uélé. Depuis plusieurs jours, cette zone stratégique est le théâtre d’actes de violence répétés, plongeant la population dans une psychose permanente.
Le samedi 11 avril, un opérateur économique a été grièvement blessé par balle à la jambe lors d’une attaque armée sur cet axe. D’après des sources locales, la victime a été rapidement évacuée vers une structure sanitaire de la place, où elle reçoit actuellement des soins appropriés. Son pronostic vital ne serait pas engagé.
Face à cette situation préoccupante, Faustin Vahamwiti, défenseur des droits humains et membre du Cercle pour la Promotion des Droits de l’Homme (CPDH), dénonce avec fermeté le comportement de certains éléments des forces de sécurité déployés dans la zone.
Selon lui, des militaires auraient érigé une barrière illégale, exigeant aux passants une somme de 2 000 francs congolais présentée comme des « frais de sécurité ». Une pratique qu’il qualifie d’abusive et contraire à leur mission régalienne.
« Il est incompréhensible que ceux qui sont censés protéger la population se livrent à des actes de tracasserie, pendant que des bandits opèrent tranquillement à quelques mètres sans être inquiétés », a-t-il déploré.
Cette situation alimente l’indignation au sein de la population locale, qui dénonce une certaine passivité, voire une complicité de certains agents de sécurité face à la recrudescence des braquages.
Dans ses recommandations, le défenseur des droits humains appelle les autorités militaires à diligenter une enquête approfondie afin d’identifier et sanctionner les auteurs de ces dérives. Il plaide également pour le redéploiement d’éléments disciplinés et réellement engagés dans la protection des civils et de leurs biens.
Située dans une zone à forte activité minière, la route Ngangazo–Beverendi constitue un axe vital pour les échanges économiques. Toutefois, l’insécurité persistante menace non seulement les activités commerciales, mais aussi la libre circulation des personnes.
De plus en plus inquiète, la population appelle à des mesures urgentes et concrètes afin de restaurer l’autorité de l’État et de transformer cet axe routier en un espace sécurisé, plutôt qu’en un véritable corridor de la peur.
Moïse KASHALA
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