La crise d’approvisionnement fragilise la lutte contre le paludisme, le VIH, la tuberculose et la malnutrition
Dans la zone de santé de Mulongo, située dans la province du Haut-Lomami, l’accès aux soins de santé essentiels est sérieusement compromis par des ruptures récurrentes de médicaments, de tests diagnostiques et d’autres intrants médicaux indispensables. Cette situation affecte une population estimée à près de 428 000 personnes, déjà confrontée aux difficultés d’accès aux structures sanitaires, notamment dans les zones les plus éloignées.
Une évaluation conjointe menée en avril 2026 par Médecins Sans Frontières (MSF) et le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a mis en lumière l’ampleur des défis auxquels fait face le système de santé local. Les résultats de cette mission révèlent des insuffisances importantes dans la disponibilité des produits médicaux essentiels, compromettant la prise en charge correcte de plusieurs pathologies prioritaires.
Parmi les maladies les plus touchées figurent le paludisme, le VIH/Sida, la tuberculose, ainsi que les cas de malnutrition, qui nécessitent une prise en charge rapide et continue. L’absence ou l’insuffisance de médicaments et d’outils de diagnostic peut entraîner des retards dans les traitements, réduire les chances de guérison des patients et accentuer la pression sur des structures sanitaires déjà fragiles.
Selon MSF, cette situation met en évidence la nécessité d’améliorer durablement les mécanismes de gestion des produits de santé, depuis la planification des besoins jusqu’à l’acheminement et la conservation des stocks dans les formations sanitaires.
L’organisation humanitaire appelle ainsi les autorités sanitaires nationales et provinciales, les programmes spécialisés de lutte contre les maladies ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leur collaboration afin de garantir une disponibilité régulière des médicaments et des intrants médicaux.
MSF insiste particulièrement sur la nécessité de sécuriser les chaînes d’approvisionnement dans les zones difficiles d’accès, où les contraintes logistiques et géographiques aggravent les risques de rupture.
Pour les acteurs de santé, la situation de Mulongo rappelle l’urgence de mettre en place des solutions adaptées aux réalités des zones rurales afin que les populations éloignées puissent bénéficier d’une prise en charge médicale équitable et continue.
Dans le Haut-Lomami, le défi reste donc majeur : assurer que l’éloignement géographique ne devienne pas un obstacle supplémentaire au droit fondamental à la santé.
Rédaction
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