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Haut-Katanga 1 : en larmes devant les autorités, les enseignants vacataires des écoles SNCC réclament justice et dignité

Face au calvaire enduré depuis de longues années par les enseignants vacataires des écoles de la SNCC, une lueur d’espoir semble enfin poindre. Ce jeudi 05 février, le PROVED Joseph Mwinkeu, l’IPP Jean-Pierre Kokumbo et le DIPROCOPE Richard Malebe ont rencontré ces enseignants à bout de so...

Face au calvaire enduré depuis de longues années par les enseignants vacataires des écoles de la SNCC, une lueur d’espoir semble enfin poindre. Ce jeudi 05 février, le PROVED Joseph Mwinkeu, l’IPP Jean-Pierre Kokumbo et le DIPROCOPE Richard Malebe ont rencontré ces enseignants à bout de souffle lors d’une réunion qui s’est rapidement transformée en un moment de vérité profondément émouvant.

Ce qui devait être un simple cadre d’échange a laissé place à un cri du cœur. Devant les autorités de la province éducationnelle du Haut-Katanga 1, les enseignants vacataires, visiblement éprouvés, ont exposé sans détour une réalité marquée par une précarité extrême, qualifiée par plusieurs d’inhumaine.

Après un arrêt des cours observé en début de semaine pour revendiquer leurs droits, leur délégué a rappelé que certains de ces enseignants servent l’État depuis plus de 25 ans sans jamais avoir été mécanisés ni engagés définitivement. Une situation qui les maintient dans une instabilité chronique, aggravée par des arriérés de salaires allant jusqu’à 36 mois pour les plus anciens et 6 mois pour les nouveaux recrutés.

À cette souffrance s’ajoute, selon leurs témoignages, une discrimination salariale criante. Alors que les enseignants matriculés perçoivent régulièrement leurs rémunérations à date fixe, les vacataires vivent dans une incertitude permanente. Pour un travail identique, ils gagnent jusqu’à 1.000.000 FC de moins que leurs collègues, une injustice qui mine leur moral et fragilise davantage leurs foyers.

Plus alarmant encore, ces enseignants exercent sans aucune couverture sociale. Aucune cotisation pour la retraite, aucun filet de sécurité pour l’avenir. « C’est une jeunesse sacrifiée et un avenir compromis au nom du service rendu à la nation », ont-ils dénoncé avec amertume.

Leurs revendications restent pourtant simples et légitimes : le paiement intégral des arriérés de salaires, la suppression des écarts injustifiés et, surtout, leur engagement définitif afin de mettre un terme à une précarité qui n’a que trop duré.

Touchés par l’ampleur de la détresse exprimée, le PROVED et l’IPP ont salué le courage et le sens du sacrifice de ces enseignants qui, malgré les difficultés, continuent d’assurer l’encadrement des élèves. En quittant l’Institut Njanja, ils ont promis de transmettre ce dossier au plus haut niveau, notamment auprès des responsables de la SNCC, dans l’espoir qu’une solution humaine, juste et durable soit enfin trouvée.

Car la dignité de l’enseignant, socle fondamental de toute société, ne peut plus être reléguée au second plan.

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