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Haut-Katanga : la société civile accuse le gouverneur a.i. Martin Kazembe de brader les terrains publics de la jeunesse

La société civile du Haut-Katanga monte au créneau contre le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula, qu’elle accuse d’avoir cédé à des particuliers des espaces publics destinés à la jeunesse. Au cœur de la controverse, deux terrains de football municipaux : Taba-Congo, situé au ...

La société civile du Haut-Katanga monte au créneau contre le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula, qu’elle accuse d’avoir cédé à des particuliers des espaces publics destinés à la jeunesse. Au cœur de la controverse, deux terrains de football municipaux : Taba-Congo, situé au niveau de l’arrêt Postolo, et le terrain de Karavia, tous deux considérés comme des lieux de rassemblement et de pratique sportive pour les jeunes de Lubumbashi.

Selon plusieurs organisations citoyennes, ces terrains, appartenant au domaine public de la ville, feraient actuellement l’objet d’opérations de morcellement en vue d’une vente. Des images largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des agents de l’État en pleine activité sur l’un des sites concernés, alimentant les soupçons de cession illégale et provoquant l’indignation des habitants.

La société civile déplore ce qu’elle qualifie de bradage du patrimoine public, estimant que ces actes privent la jeunesse d’infrastructures essentielles dans un contexte urbain marqué par un déficit criant d’espaces sportifs et récréatifs. Elle rappelle que ces terrains ont été aménagés pour servir l’intérêt général et ne sauraient être aliénés sans une procédure légale transparente.

Les organisations citoyennes soulignent par ailleurs que Martin Kazembe Shula n’en serait pas à sa première controverse liée à la gestion du foncier. Lorsqu’il était maire de Lubumbashi, il aurait, selon elles, cédé plus d’une cinquantaine d’espaces publics appartenant à la ville, dont une partie du lac Tshombe, attribuée à un opérateur économique étranger. Ces faits avaient conduit, à l’époque, à sa déchéance de son poste de vice-gouverneur par l’Assemblée provinciale, avant qu’il ne soit ultérieurement réintégré à la suite de tractations politiques au niveau national.

Face à cette situation, la société civile exige la suspension immédiate de toute opération foncière sur les sites concernés, l’ouverture d’une enquête indépendante et la restitution des terrains à leur vocation initiale. Elle appelle également les autorités judiciaires et les instances de contrôle à assumer leurs responsabilités afin de préserver les biens publics et de garantir une gouvernance foncière responsable dans la province.

Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la gestion du foncier urbain, la protection des espaces publics et la lutte contre l’impunité des dirigeants en République démocratique du Congo, dans un contexte où les questions foncières demeurent une source majeure de tensions sociales.

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