Un climat de consternation règne dans le territoire de Kambove, en province du Haut-Katanga, après l’assassinat du géologue Dominique Sambwa Lubula et de son chauffeur. Face à la gravité des faits, les autorités sécuritaires ont rapidement enclenché une riposte judiciaire et opérationnelle.
Dépêché sur le lieu du drame lundi, le commissaire divisionnaire, le général Blaise Kilimbalimba, s’est rendu personnellement sur la scène du crime, située sur l’axe routier Kambove–Likasi. Il était accompagné d’une importante délégation composée notamment de hauts responsables de la Police nationale congolaise, d’éléments de la 22ᵉ région militaire des FARDC ainsi que d’experts de la Police technique et scientifique.
Sur place, la délégation a procédé à une inspection minutieuse de la scène, étape cruciale pour la collecte d’indices pouvant orienter les premières pistes de l’enquête. Le général Kilimbalimba a donné des instructions fermes aux équipes d’investigation afin que tous les moyens nécessaires soient mobilisés pour élucider ce double meurtre.
S’exprimant devant la presse, le haut responsable de la Police a tenu à rassurer la population locale quant à la détermination des forces de sécurité. « Les auteurs de ces actes criminels seront identifiés, traqués et traduits devant la justice », a-t-il affirmé avec fermeté.
Ce double assassinat soulève de vives inquiétudes dans une région stratégique marquée par une intense activité minière, où opèrent de nombreux experts et travailleurs du secteur. La mort violente d’un géologue relance ainsi le débat sur la sécurité des professionnels évoluant dans les zones d’exploitation, souvent exposées à des risques liés à la criminalité, aux conflits d’intérêts économiques ou encore à l’insécurité persistante sur certains axes routiers.
Les résultats de l’enquête en cours seront déterminants pour comprendre les circonstances exactes de ce drame et identifier les motivations des assaillants. En attendant, les autorités appellent la population au calme et à la collaboration avec les services de sécurité, notamment à travers toute information susceptible de faire avancer les investigations.
Ce dossier, désormais entre les mains des enquêteurs, pourrait révéler des ramifications plus larges, dans un contexte où la sécurisation des zones minières demeure un défi majeur pour les autorités congolaises.
Moïse KASHALA
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