Un nouveau contentieux foncier et minier secoue la province du Haut-Katanga. À Lubumbashi, des anciens combattants accusent la société chinoise RWASHI MINING SAS d’exploiter illégalement des terrains leur appartenant, riches en cuivre et en cobalt.
Selon les informations recueillies, les parcelles concernées auraient été attribuées aux anciens militaires dans le cadre des mesures de reconnaissance et de réinsertion sociale. Ces derniers affirment détenir des documents attestant de leur qualité de propriétaires fonciers.
Cependant, sur ces mêmes terrains, RWASHI MINING SAS mènerait actuellement des activités d’extraction minière. Les bénéficiaires dénoncent une exploitation réalisée sans leur consentement, ni compensation préalable, parlant d’une spoliation manifeste.
Face à la montée des tensions, le ministre délégué à la Défense, Eliezer Ntambwe, est intervenu publiquement. Il qualifie l’exploitation en cours d’illégale et annonce l’engagement de démarches administratives et judiciaires afin de faire respecter les droits des anciens combattants.
Le membre du gouvernement insiste sur la nécessité de protéger les acquis sociaux des ex-militaires, tout en appelant les autorités compétentes à clarifier la situation juridique du site.
Au cœur du dossier se pose la question de la coexistence entre titre foncier et concession minière. En République démocratique du Congo, le sous-sol appartient à l’État, même lorsque la surface est détenue par des particuliers. Toutefois, toute exploitation minière doit respecter les procédures légales, notamment en matière d’indemnisation et de consultation des occupants légitimes.
Les services du cadastre, des mines et les autorités provinciales sont désormais attendus pour établir :
La validité des titres fonciers détenus par les anciens combattants ; l’existence et la régularité d’un éventuel permis d’exploitation accordé à RWASHI MINING SAS ; le respect des obligations légales en matière d’indemnisation et d’impact social.
Cette affaire dépasse le simple cadre administratif. Elle touche à la reconnaissance et à la dignité des anciens militaires, déjà confrontés à des défis socio-économiques importants.
Si aucune solution rapide et transparente n’est trouvée, ce bras de fer pourrait raviver les tensions sociales dans la capitale économique du Katanga et relancer le débat sur la gouvernance foncière et minière dans la région.
Le dossier reste ouvert et devrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours.
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