La tension sociale est montée d’un cran ce lundi dans la province du Haut-Katanga. Les travailleurs de la Compagnie Minière de Développement (CDM) ont observé un arrêt de travail total pour dénoncer une situation salariale jugée insoutenable.
Choisissant l’Assemblée provinciale comme lieu de mobilisation, les grévistes ont voulu interpeller directement les élus sur une revendication centrale : l’application effective du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) et la revalorisation de leurs rémunérations, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Sur place, l’ambiance est restée déterminée mais pacifique. Les travailleurs soulignent l’écart croissant entre leurs revenus et leurs dépenses quotidiennes, estimant que leurs efforts ne sont pas suffisamment reconnus. Cette mobilisation constitue pour eux une action de dernier recours, après plusieurs démarches internes restées sans réponse satisfaisante.
Face à cette pression sociale, les autorités provinciales ont accepté de recevoir sept délégués des travailleurs pour un échange au sein de l’hémicycle. Cette rencontre vise à trouver des pistes de solution et à désamorcer la crise.
Aucune décision officielle n’a encore été communiquée, et les travailleurs restent attentifs à l’issue de ces discussions. Ce mouvement met en lumière les enjeux du respect des droits sociaux dans le secteur minier et interroge le rôle des institutions provinciales dans la gestion des conflits du travail.
Dan Banze Lwaba
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