La Générale des Carrières et des Mines (GÉCAMINES), fleuron du portefeuille de l’État congolais, traverse une zone de fortes turbulences sociales. La non-application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) et le non-paiement des salaires des mois de novembre et décembre 2025 ont plongé les agents dans une situation de précarité inquiétante, ravivant les tensions au sein de cette entreprise stratégique.
Depuis plusieurs semaines, les agents de la Gécamines dénoncent une gestion qu’ils jugent déconnectée de leurs réalités sociales. Le non-respect du SMIG, pourtant fixé par les textes légaux en vigueur, ainsi que l’accumulation d’arriérés de salaires, constituent de graves manquements aux droits fondamentaux des travailleurs. Cette situation alimente un climat de mécontentement généralisé, susceptible de compromettre la stabilité sociale et la performance de l’entreprise.
Entreprise entièrement contrôlée par l’État congolais, la Gécamines demeure un pilier stratégique de l’économie nationale, particulièrement dans la province du Haut-Katanga. Le malaise social observé aujourd’hui interpelle directement l’État actionnaire, appelé à jouer pleinement son rôle afin de prévenir une crise aux conséquences économiques et sociales majeures.
Dans ce contexte tendu, Me Guy Kalenga Mutombo, juriste chevronné et acteur engagé de la société civile, s’impose comme l’une des voix les plus audibles en faveur d’un redressement profond de la Gécamines. Connu pour son franc-parler, il n’a pas hésité à dénoncer publiquement les dérives de gestion observées au sein de cette entreprise publique, une démarche courageuse qui a fini par trouver un écho au plus haut niveau de l’État.
Les récentes conclusions d’un rapport parlementaire sont venues conforter ses alertes, renforçant ainsi sa crédibilité auprès de l’opinion publique et des agents de la Gécamines, qui voient en lui un acteur capable d’impulser un changement réel.
Surnommé par certains observateurs « l’Inspecteur général des finances du Haut-Katanga », Me Guy Kalenga Mutombo est aujourd’hui réclamé par plusieurs agents de la Gécamines, convaincus que sa rigueur, son intégrité et son sens de l’intérêt général pourraient contribuer à restaurer une gouvernance responsable et transparente au sein de l’entreprise.
Membre actif de l’Union sacrée de la Nation dans le Haut-Katanga et cadre influent du parti UNAFEC, Me Guy Kalenga Mutombo incarne une nouvelle génération de leaders congolais engagés pour la bonne gouvernance. Originaire du territoire de Pweto, à Kyona Nzini, il se positionne aujourd’hui comme un acteur crédible du renouveau politique et administratif en République démocratique du Congo.
À l’heure où la RDC multiplie les efforts pour assainir la gestion de ses entreprises publiques, le cas de la Gécamines apparaît comme un test majeur. La résolution rapide des revendications sociales et l’instauration d’une gouvernance responsable demeurent indispensables pour préserver la paix sociale et garantir la pérennité de ce géant minier public.
Moïse Kashala
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