Lors d’une conférence de presse organisée ce samedi 25 avril dans la province du Haut-Katanga, Alain Kabongo a estimé que le cadre institutionnel actuel de la République démocratique du Congo, fondé sur la Constitution de 2006, présente des limites importantes dans l’organisation du système électoral et la gouvernance du pays.
Il a indiqué que la stabilité, la transparence et l’efficacité des processus électoraux ne sont plus pleinement garanties dans le contexte actuel. À cet effet, il considère qu’une transition vers une Quatrième République pourrait constituer une réponse structurelle aux faiblesses institutionnelles observées.
Selon Alain Kabongo, une Constitution doit évoluer en fonction des réalités politiques, sociales, économiques et sécuritaires du pays. Il estime que celle de 2006, issue de la période post-transition, montre aujourd’hui plusieurs insuffisances structurelles qui freinent la modernisation de l’État et affaiblissent l’efficacité des institutions.
Il a rappelé que depuis l’indépendance en 1960, la RDC a connu différentes adaptations de son cadre constitutionnel, chaque régime ayant procédé à des ajustements en fonction des enjeux de son époque.
Dans cette logique, il soutient qu’une réforme profonde est nécessaire afin de doter le pays d’un cadre institutionnel plus adapté aux défis actuels et futurs.
Sur le plan institutionnel, Alain Kabongo a également mis en avant la question de la rationalisation des structures de l’État. Il a souligné que la multiplication des institutions et leurs coûts élevés pèsent sur les finances publiques, alors que leur impact sur le quotidien des citoyens reste parfois limité.
Il estime qu’une nouvelle architecture constitutionnelle pourrait permettre de réduire les charges de l’État et d’améliorer l’efficacité globale de la gouvernance.
Pour Alain Kabongo, la réflexion autour d’une Quatrième République s’inscrit dans une dynamique de refondation visant à renforcer la crédibilité du système électoral et à consolider les institutions de la République démocratique du Congo.
Moïse KASHALA
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