Face à la persistance de la guerre du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo, la France accentue la pression diplomatique sur les autorités congolaises. Paris appelle officiellement Kinshasa à convoquer un dialogue national inclusif, présenté comme un levier essentiel pour restaurer la concorde politique et renforcer l’unité nationale, dans un contexte sécuritaire et politique de plus en plus fragile.
Selon des sources diplomatiques, cette initiative s’inscrirait dans la continuité des consultations menées par les Églises catholique et protestante congolaises, qui plaident depuis plusieurs mois pour un consensus national capable de rassembler les forces politiques, la société civile et les communautés affectées par le conflit.
Pour la France, seule une démarche politique inclusive, fondée sur l’écoute et la concertation nationale, peut compléter les efforts militaires et diplomatiques déjà engagés pour mettre fin à l’insécurité chronique dans le Nord et le Sud-Kivu. Paris estime qu’un dialogue national crédible pourrait également contribuer à apaiser les tensions internes, prévenir les divisions politiques et consolider les institutions de la République.
Du côté de Kinshasa, cette proposition suscite des débats, certains acteurs politiques y voyant une opportunité de renforcer l’unité nationale, tandis que d’autres appellent à la prudence quant à son format, son timing et ses objectifs.
Dans un contexte régional marqué par des enjeux géopolitiques complexes et une crise humanitaire persistante à l’Est du pays, la question du dialogue national revient ainsi au cœur de l’agenda politique congolais, présentée par ses soutiens comme une voie incontournable vers la paix durable et la stabilité nationale.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire