La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a vivement critiqué dimanche les menaces de surtaxes douanières brandies par le président américain Donald Trump à l’encontre de plusieurs pays européens opposés à ses intentions concernant le Groenland, selon des informations rapportées par Le Figaro.
Qualifiant cette posture de contre-productive, la Première ministre italienne a estimé qu’un tel durcissement risquait d’aggraver inutilement les tensions entre alliés historiques. « Je pense qu’imposer de nouvelles sanctions aujourd’hui serait une erreur », a-t-elle déclaré, appelant à la retenue et au dialogue dans un contexte international déjà marqué par de fortes crispations géopolitiques.
Giorgia Meloni a indiqué avoir abordé directement la question avec Donald Trump lors d’un échange récent. « J’en ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense », a-t-elle affirmé, soulignant sa volonté de défendre une approche fondée sur la concertation plutôt que sur la pression économique.
La dirigeante italienne a également révélé s’être entretenue avec le secrétaire général de l’Otan, qui lui a confirmé que l’Alliance atlantique avait commencé à se pencher sur ce dossier sensible. « L’Otan commence à travailler sur cette question », a-t-elle précisé, laissant entendre que les enjeux liés au Groenland dépassent désormais le cadre strictement bilatéral entre Washington et les capitales européennes.
Territoire autonome rattaché au Danemark, le Groenland occupe une place stratégique majeure dans l’Arctique, tant sur le plan militaire qu’économique, notamment en raison de ses ressources naturelles et de sa position géographique. Les déclarations de Donald Trump et les menaces commerciales qui les accompagnent suscitent de vives inquiétudes au sein de l’Union européenne, qui redoute une remise en cause de l’équilibre transatlantique.
En se positionnant comme une voix critique mais modérée, Giorgia Meloni cherche à préserver l’unité occidentale et à éviter une escalade économique susceptible d’affaiblir la coopération entre l’Europe et les États-Unis à un moment où les défis sécuritaires et stratégiques exigent, selon elle, une coordination renforcée plutôt qu’un affrontement.
Rédaction
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