Le coordonnateur de l'Institut de recherche en droits humains (IRDH), Maître Hubert Tshiswaka, a rejeté les accusations de présumés crimes de masse portées par certaines organisations non gouvernementales de l'espace Grand Katanga devant la justice belge.
Lors d'une déclaration faite ce vendredi à Lubumbashi, il a affirmé que les faits observés sur le terrain ne relèvent pas, selon son analyse, de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI). Il estime que les éléments avancés ne permettent pas d'établir l'existence de crimes de masse au sens du droit pénal international.
Maître Hubert Tshiswaka a également mis en garde contre toute instrumentalisation des arguments juridiques, estimant qu'une telle démarche pourrait alimenter les tensions communautaires et fragiliser la cohésion sociale dans l'espace Grand Katanga. Selon lui, l'utilisation de ce type d'accusations sans fondement judiciaire établi est susceptible de créer un climat de méfiance et d'exacerber les divisions.
Face à ces risques, le défenseur des droits humains a lancé un appel à la responsabilité des acteurs politiques, de la société civile et de la population. Il a invité les communautés du Grand Katanga à privilégier le dialogue, la paix et le vivre-ensemble, en s'inspirant du récent message de réconciliation et d'unité porté par Monseigneur Fulgence Muteba, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats autour de plaintes visant des faits présumés commis dans l'espace Grand Katanga, alors que plusieurs voix appellent à éviter toute initiative susceptible d'attiser les tensions entre les communautés.
Rédaction
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