Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESURSI) a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques et para-académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire des villes de Goma, au Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu.
La décision est contenue dans l’arrêté ministériel n°239/MINESURSI/CAB.MIN/SASM/MMK/2026, signé à Kinshasa le 20 août 2026 par la ministre de l’ESURSI, Prof. Dr Sombo Ayanna Safi Mukuna Marie-Thérèse.
Selon cet arrêté, la mesure concerne les activités de l’année académique 2026-2027, notamment les inscriptions et réinscriptions, les enseignements, les évaluations, les délibérations ainsi que tout autre acte académique pouvant conduire à la délivrance d’un titre académique.
Les établissements publics concernés sont notamment l’UNIGOM, l’ISC-Goma, l’ISTM-Goma, l’ISTA-Goma, l’ISP-Goma et l’UOB pour la ville de Goma. À Bukavu, sont concernés l’ISC-Bukavu, l’ISTM-Bukavu, l’ISP-Bukavu, l’ISDR-Bukavu et l’ISAM-Bukavu.
Le ministère prévoit toutefois une disposition particulière pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026 dont le cursus n’a pas pu être achevé normalement.
Ces étudiants sont autorisés à présenter leurs évaluations ou à accomplir les activités académiques nécessaires à l’achèvement de leur cursus, dans les établissements légalement reconnus ou régulièrement constitués.
Dans son arrêté, le ministère justifie cette décision par la situation sécuritaire dans les villes de Goma et Bukavu et ses conséquences sur le fonctionnement régulier des établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
Le ministère indique également vouloir préserver la régularité des cursus académiques ainsi que la valeur des titres académiques délivrés par la République démocratique du Congo.
L’arrêté demande par ailleurs aux membres du personnel académique, scientifique et administratif ainsi qu’aux étudiants concernés de respecter strictement l’ordre et la discipline pendant la période de suspension.
La mesure reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Le ministère précise qu’une observation permanente de l’évolution de la situation sécuritaire permettra à l’autorité de tutelle de prendre, lorsque les conditions le permettront, les mesures appropriées pour le rétablissement du fonctionnement normal des établissements concernés.
La décision entre en vigueur à la date de sa signature, soit le 20 août 2026.
B²H L'informateur
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