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Goma : trois morts dans les explosions de Himbi, mais deux victimes restent sans identité

Aux environs de 4 heures du matin, le 11 mars 2026, de violentes explosions ont secoué le quartier résidentiel de Himbi, dans la ville de Goma, causant la mort de trois personnes. Parmi elles figure Karine Buisset, spécialiste de programme au sein de UNICEF, décédée dans les décombres d’un ...

Aux environs de 4 heures du matin, le 11 mars 2026, de violentes explosions ont secoué le quartier résidentiel de Himbi, dans la ville de Goma, causant la mort de trois personnes. Parmi elles figure Karine Buisset, spécialiste de programme au sein de UNICEF, décédée dans les décombres d’un immeuble occupé par des expatriés et des travailleurs humanitaires.

L’identité de la ressortissante française a été rapidement confirmée par l’agence onusienne, suscitant de nombreuses réactions au niveau international. Le président français Emmanuel Macron ainsi que la commissaire européenne Hadja Lahbib ont notamment exprimé leur émotion et rendu hommage à la victime.

Cependant, les deux autres personnes tuées dans cette attaque restent, à ce jour, non identifiées. Le mouvement rebelle AFC/M23, qui reconnaît un bilan de trois morts, affirme ne pas être en mesure de communiquer sur ces victimes. Selon ses responsables, les corps retrouvés seraient dans un état tel qu’ils ne permettent pas une identification immédiate.

De leur côté, ni les Nations unies, ni les organisations humanitaires présentes sur place, ni les autorités de Kinshasa n’ont, pour l’instant, fourni davantage d’informations sur ces deux victimes. Les blessés évoqués dans les premières heures suivant l’explosion restent également introuvables dans les communications officielles : aucun bilan précis ni détail sur leur état de santé n’a été rendu public.

Dans un contexte de conflit où l’information constitue aussi un enjeu stratégique, ce silence alimente les interrogations autour de cette attaque, dont la responsabilité n’a pas encore été officiellement établie, malgré les accusations mutuelles entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.

Face à la gravité des faits, le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour crime de guerre. L’Union européenne a, de son côté, appelé à la mise en place d’une enquête indépendante et impartiale.

Cette attaque survient dans un contexte particulièrement préoccupant pour les acteurs humanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon les données disponibles, au moins 13 travailleurs humanitaires ont été tués dans cette région au cours de l’année 2025.

Moïse KASHALA 

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