Le géant suisse des matières premières Glencore publiera mercredi ses résultats annuels, dans un contexte particulièrement scruté par les investisseurs. Cette annonce intervient quelques semaines seulement après l’échec de ses discussions de fusion avec son concurrent anglo-australien Rio Tinto.
Début février, les deux multinationales ont mis fin à des négociations qui auraient pu donner naissance à un mastodonte du secteur minier, valorisé à près de 260 milliards de dollars. Mais les discussions ont achoppé sur une question stratégique majeure : la gouvernance. Rio Tinto souhaitait conserver à la fois la présidence et la direction générale de la future entité, une proposition jugée inacceptable par Glencore.
Conséquence immédiate sur les marchés : l’action du groupe suisse a chuté de 7 % après l’annonce de la rupture des pourparlers. Pourtant, de nombreux analystes estimaient qu’un rapprochement aurait permis de mieux valoriser les importants actifs de Glencore dans le cuivre, considéré comme un levier majeur de croissance.
Car le marché du cuivre est sous forte tension. Fin janvier, son prix a bondi de plus de 41 %, atteignant un record historique à 14 527 dollars la tonne. Ce métal stratégique est au cœur de la transition énergétique, de l’industrie de défense et des centres de données, stimulés par l’essor mondial de l’intelligence artificielle.
Les résultats de Glencore seront donc analysés à la loupe, dans un climat où les enjeux industriels, géopolitiques et technologiques redessinent l’avenir des matières premières.
Dan Banze Lwaba
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire