Le processus électoral à la tête de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) prend une tournure inattendue. Après le retrait de Jean-Didier Masamba annoncé ce vendredi 8 mai 2026, Véron Mosengo-Omba se retrouve désormais seul en course pour la présidence de l’instance dirigeante du football congolais.
Ce retrait intervient après ceux de Shabani Nonda, le 2 mai, puis de Bosco Mwehu, le 6 mai. Tous trois ont évoqué des « raisons personnelles » pour justifier leur désistement. Parallèlement, la commission électorale a invalidé six autres candidatures, parmi lesquelles celle de l’ancien international Aziz Makukula.
À moins d’un retournement de situation, l’Assemblée générale élective prévue le 20 mai prochain devrait donc se tenir avec un candidat unique, une première dans l’histoire de la FECOFA.
Cette succession de retraits alimente de nombreuses interrogations au sein de l’opinion sportive congolaise. Plusieurs observateurs et journalistes, dont Romain Molina, évoquent l’existence de pressions politiques visant à favoriser la candidature de Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la CAF.
Ce dernier est notamment accusé de bénéficier du soutien du président Félix Tshisekedi. Des informations relayées dans certains médias parlent même d’un possible « passe-droit ministériel » pour faciliter sa nationalité congolaise, condition indispensable pour briguer la présidence de la FECOFA.
Le climat de suspicion s’est davantage renforcé après la suspension du processus électoral par la FIFA en mars dernier pour des irrégularités financières présumées. Certains critiques pointent également du doigt les liens étroits entre le président de la FIFA, Gianni Infantino, et Paul Kagame, dans un contexte régional particulièrement sensible.
Malgré les controverses, Véron Mosengo-Omba promet de moderniser la FECOFA, de lutter contre la corruption et de développer les infrastructures sportives afin de redonner au football congolais son prestige sur la scène africaine.
Cependant, plusieurs acteurs du football estiment qu’une élection sans véritable opposition risque d’affaiblir la légitimité du futur président et de raviver les tensions autour de la gouvernance de la FECOFA.
Une question demeure désormais au cœur des débats : élu sans adversaire, Véron Mosengo-Omba pourra-t-il réellement réformer le football congolais et faire rayonner les Léopards, ou cette élection à candidat unique ouvrira-t-elle une nouvelle crise au sein du football national ?
Rédaction
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