À Tshisanda , cité frontalière entre la République démocratique du Congo et l’Angola, l’Association Nationale des Victimes au Congo (ANVC) a tenu récemment des échanges avec les autorités migratoires des deux pays.
La délégation de l’ANVC s’est notamment entretenue avec les responsables du service migratoire angolais ainsi qu’avec les représentants de la Direction Générale de Migration (DGM) de la RDC. Au centre des discussions : la mise en place d’un cadre d’accueil et de transit destiné aux Congolais expulsés du territoire angolais.
Ces expulsions concernent chaque année des milliers de Congolais vivant ou travaillant en Angola, souvent en situation administrative irrégulière. Elles surviennent fréquemment dans des conditions difficiles, laissant derrière elles des drames humains et des familles brisées.
Tshisanda, point stratégique à la frontière entre les deux pays, est régulièrement le théâtre de ces retours forcés. De nombreuses personnes y arrivent dans une situation de grande précarité, sans ressources ni assistance immédiate.
Au cours de cette mission, la délégation de l’ANVC a recueilli plusieurs témoignages préoccupants, notamment celui de femmes arrêtées sur les marchés angolais. Beaucoup d’entre elles sont expulsées sans avoir eu le temps de récupérer leurs effets personnels, laissant parfois leurs enfants seuls à la maison.
Certaines arrivent à la frontière sans vêtements appropriés ni moyens de subsistance, se retrouvant dans une situation de vulnérabilité extrême.
Face à cette réalité, les discussions entre les autorités angolaises et congolaises ont porté sur la nécessité d’instaurer des mécanismes humanitaires capables de garantir un accueil digne aux expulsés. La création d’un centre d’accueil et de transit permettrait notamment de fournir une assistance d’urgence, un accompagnement administratif et un soutien humanitaire aux personnes concernées.
Pour les participants, la coopération entre la RDC et l’Angola demeure essentielle afin d’atténuer les souffrances des familles touchées et de trouver des solutions durables à cette crise humanitaire.
Les échanges se sont conclus par un moment symbolique marqué par une photo de famille réunissant les différents acteurs présents. Un geste qui illustre la volonté commune de renforcer la collaboration et de défendre les droits des victimes.
L’Association Nationale des Victimes au Congo affirme, de son côté, sa détermination à poursuivre son plaidoyer afin que des mesures concrètes soient mises en œuvre pour améliorer la prise en charge des Congolais expulsés d’Angola.
Rédaction
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