La République démocratique du Congo poursuit les opérations de retour volontaire de ses ressortissants réfugiés dans les pays voisins à cause de l’insécurité persistante dans l’Est du pays. Au total, 1.454 Congolais, regroupés au sein de 398 ménages, ont récemment été rapatriés depuis le Burundi vers la province du Sud-Kivu.
L’annonce a été faite par la vice-Première ministre en charge de l’Environnement et Développement durable, Ève Bazaiba Masudi, lors de la 88ᵉ réunion du Conseil des ministres. Selon le compte rendu officiel, ces retours ont été organisés à travers deux convois humanitaires conduits les 23 et 30 avril 2026, avec l’appui des partenaires humanitaires et des autorités des deux pays.
Ces rapatriements s’inscrivent dans le cadre des efforts du gouvernement congolais visant à favoriser le retour progressif des populations déplacées par les conflits armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités congolaises ambitionnent désormais d’organiser le retour d’environ 1.000 réfugiés par semaine afin d’accélérer le processus de réintégration des compatriotes vivant encore dans les camps au Burundi.
Depuis plusieurs mois, des milliers de Congolais avaient traversé la frontière burundaise pour fuir les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23, notamment dans les territoires d’Uvira, Fizi, Kalehe et d’autres zones touchées par l’instabilité sécuritaire. La ville d’Uvira, située dans le Sud-Kivu, avait particulièrement enregistré d’importants mouvements de populations après la détérioration de la situation sécuritaire.
La réouverture du poste frontalier de Kavimvira a permis de faciliter les opérations de retour volontaire. D’après les chiffres communiqués par les autorités, plus de 42.000 réfugiés congolais ont déjà regagné le territoire national depuis le Burundi depuis février 2026.
Par ailleurs, le gouvernement suit également la situation des réfugiés congolais présents en Tanzanie ainsi que celle de plusieurs compatriotes rescapés d’un naufrage survenu dans l’océan Indien et actuellement pris en charge aux Comores.
Malgré ces retours encourageants, plusieurs défis demeurent sur le terrain, notamment la prise en charge humanitaire, la réinsertion sociale des familles rapatriées, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et la restauration de la sécurité dans les zones d’origine. Les organisations humanitaires appellent ainsi à un accompagnement renforcé afin de garantir un retour digne et durable des populations affectées parles conflits.
Rédaction
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