La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle résurgence de l’épidémie d’Ebola, avec plusieurs cas déjà confirmés à Kinshasa, à Bunia dans la province de l’Ituri, ainsi qu’à Goma, au Nord-Kivu. Cette situation sanitaire préoccupante ravive les inquiétudes au sein de la population et pousse les autorités à intensifier les campagnes de sensibilisation.
Selon les autorités sanitaires, il s’agit du variant Bundibugyo, une souche du virus Ebola pour laquelle aucun vaccin homologué n’est encore disponible. Face à la progression de la maladie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché, dimanche 17 mai 2026, son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé, appelant à une coordination renforcée entre les pays concernés et les partenaires sanitaires.
Réagissant à cette situation, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé un message de sensibilisation à la population congolaise afin de prévenir une propagation rapide du virus.
« Depuis quelques jours, le ministre de la Santé a déclaré, pour la 17e fois, une épidémie à virus Ebola. Plusieurs morts sont déjà signalés et les cas de contamination se multiplient. Parmi les précautions à prendre, il faut isoler immédiatement la personne malade dans une pièce séparée, alerter directement les autorités sanitaires ou se rendre dans le centre de santé le plus proche. Plus tôt le malade arrive à l’hôpital, mieux il est pris en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter rigoureusement les mesures barrières, notamment le lavage fréquent des mains avec de l’eau propre et du savon ou une solution hydroalcoolique, ainsi que l’évitement de tout contact avec les personnes infectées et leurs effets personnels.
Julien Paluku a également rappelé l’importance des enterrements sécurisés, réalisés uniquement par des équipes spécialisées, afin de limiter les risques de contamination. Il a par ailleurs déconseillé la manipulation, la chasse et la consommation de viande de brousse, notamment les singes et les chauves-souris, identifiés comme des animaux pouvant transmettre le virus.
Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient dans un contexte de forte vigilance sanitaire en Afrique centrale, alors que plusieurs pays de la région renforcent déjà leurs dispositifs de prévention pour éviter une propagation transfrontalière de la maladie.
Rédaction
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