Lors de son séjour officiel en Belgique au mois de mars dernier, l’honorable Benatar Chilufya, élue du Haut-Katanga, a marqué les esprits en prenant part à une séance plénière du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale.
Invitée à s’exprimer devant les élus bruxellois, en présence du Président de cette institution, elle a formulé un plaidoyer en faveur de l’établissement d’un partenariat institutionnel structuré entre le Parlement de Bruxelles-Capitale et l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga. Au cœur de cette démarche : la volonté de mettre en place un jumelage durable, axé sur le partage d’expériences, le renforcement des capacités des élus et de l’administration parlementaire, ainsi que l’amélioration de la gouvernance locale.
Dans son intervention, l’honorable Chilufya a insisté sur l’importance de la coopération décentralisée dans un contexte où les assemblées provinciales en République démocratique du Congo sont appelées à jouer un rôle accru dans le développement local et le contrôle de l’action gouvernementale. Elle a notamment souligné que ce type de partenariat pourrait permettre aux institutions du Haut-Katanga de bénéficier des bonnes pratiques européennes en matière de transparence, de légistique, et de gestion des affaires publiques.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie parlementaire, où les échanges entre institutions législatives deviennent un levier stratégique pour moderniser les pratiques et consolider l’État de droit. Pour Bruxelles, un tel jumelage offrirait également l’opportunité de renforcer sa coopération avec une province clé de la RDC, riche en ressources et au cœur des enjeux économiques du pays.
Si ce projet venait à se concrétiser, il pourrait ouvrir la voie à des programmes d’échanges, des formations conjointes, ainsi qu’à des missions d’étude entre les deux institutions, contribuant ainsi à bâtir un partenariat gagnant-gagnant au service des populations.
En attendant, cette démarche de l’honorable Benatar Chilufya apparaît comme un signal fort en faveur d’une ouverture accrue des institutions provinciales congolaises à l’international, et d’une volonté affirmée de hisser la gouvernance locale aux standards modernes.
Moïse KASHALA
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