À l’approche du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, les prises de position se multiplient au sein de la classe politique congolaise. Lors d’une matinée politique organisée à Kinshasa, Lambert Mende Omalanga a affirmé que le caractère inclusif de ces assises ne devait pas s’étendre aux personnes considérées comme complices de l’agression dont la République démocratique du Congo dit être victime.
Selon l’ancien ministre de la Communication et des Médias, la priorité du dialogue doit être la recherche de solutions susceptibles de mettre fin à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays. Il estime que les divergences politiques internes devraient être reléguées au second plan face à ce qu’il qualifie de « défi existentiel » pour la nation.
Lambert Mende soutient également que les acteurs poursuivis ou condamnés pour leur collaboration présumée avec les forces d’agression ne devraient pas prendre part aux discussions tant qu’ils n’ont pas rompu avec ces alliances. Selon lui, leur participation risquerait de porter atteinte au principe de l’État de droit et de banaliser les faits qui leur sont reprochés.
Le président de la CCU a toutefois précisé que les organisations ou plateformes politiques concernées pourraient être représentées par des personnalités ne faisant l’objet d’aucune condamnation judiciaire. À ses yeux, cette approche permettrait de préserver le caractère inclusif du dialogue tout en respectant les exigences de la justice.
Intervenant quelques jours plus tôt lors d’un échange en ligne animé par le journaliste Stanis Bujakera, Lambert Mende avait déjà salué l’annonce du dialogue national, estimant qu’elle avait suscité un « soulagement généralement partagé ». Il avait alors insisté sur la nécessité de renforcer l’unité nationale afin de faire face aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Le dialogue national, voulu par le chef de l’État, devrait réunir les principales forces politiques et sociales autour des questions liées à la paix, à la cohésion nationale et à la stabilité institutionnelle. Les modalités pratiques de son organisation restent attendues dans une ordonnance présidentielle.
Emilia Kanza Moussa
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