La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination territoriale de Demba, a mené le 26 janvier dernier une mission de monitoring sur l’état d’avancement des travaux de construction de trois châteaux d’eau, notamment aux sites de Zapo-Zapo, de la commune rurale de Demba et de Bena Leka. Constat majeur : ces chantiers sont à l’arrêt depuis plus d’une année, suscitant une vive inquiétude au sein des communautés locales.
Sur le site de Bena Leka, les membres de la NSCC ont tenu une réunion technique avec l’ingénieur chargé de la supervision des trois ouvrages. Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs facteurs expliquant la suspension prolongée des travaux.
Selon les informations recueillies sur place, l’arrêt des chantiers est principalement dû au retard de financement du projet par le gouvernement central via l’OAD, aux vols répétés de matériaux de construction, impliquant à la fois certains agents de maintenance et des habitants riverains, ainsi qu’au retard de paiement et à la faible motivation de l’équipe chargée de la garde des sites.
À cela s’ajoutent la faible implication des autorités locales dans la gestion et la protection de ces infrastructures publiques, de même que le dépassement du délai contractuel d’exécution, situation qui a entraîné le retour de plusieurs ingénieurs béninois initialement déployés sur le terrain.
La NSCC rappelle que ces projets sont destinés à répondre aux besoins urgents en eau potable d’une population à forte densité démographique, confrontée aux effets des variations saisonnières et à une insuffisance chronique d’infrastructures hydrauliques, avec des conséquences directes sur la santé publique.
Face à cette situation jugée alarmante, la NSCC/Demba formule plusieurs recommandations. Elle invite le gouvernement central et l’entreprise d’exécution à respecter les clauses contractuelles afin d’achever les travaux et de remettre ces ouvrages aux bénéficiaires directs. Elle appelle également la population locale à jouer un rôle de sentinelle citoyenne, en protégeant les biens publics et en dénonçant tout acte de sabotage.
Enfin, la société civile exhorte les autorités locales à assumer pleinement leur responsabilité en tant que garantes de l’autorité de l’État, notamment par l’organisation de missions régulières de suivi et de contrôle sur les différents sites.
La NSCC estime qu’une mobilisation rapide et coordonnée de toutes les parties prenantes est indispensable pour éviter que ces projets vitaux ne restent à l’abandon, au détriment des communautés de Demba.
Doly Muntu, depuis Kananga.
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